16 octobre 2025 — Arianespace a officiellement annoncé le report à 2026 du premier vol de l’Ariane 64, la version la plus puissante de sa nouvelle fusée, équipée de quatre propulseurs à propergol solide. Initialement prévu pour 2025, ce lancement marquera une étape clé pour le programme, notamment pour honorer les contrats avec Amazon et son méga-constellation Project Kuiper, le plus gros client commercial d’Arianespace. En attendant, la société se concentre sur la finalisation des vols restants de l’année, tous assurés par la version Ariane 62 (deux propulseurs).
Un calendrier 2025 recentré sur l’Ariane 62
- Prochain lancement : Le satellite Sentinel-1D (programme Copernicus) décollera le 4 novembre 2025, toujours avec une Ariane 62.
- Dernier vol de l’année : Une paire de satellites Galileo (navigation européenne) sera mise en orbite d’ici fin 2025, sans date précise pour l’instant — Arianespace communiquera le créneau un mois avant le décollage.
| Mission | Charge utile | Version | Date prévue |
|---|---|---|---|
| 3e vol | Sentinel-1D (Copernicus) | Ariane 62 | 4 novembre 2025 |
| 4e vol | 2 satellites Galileo | Ariane 62 | Fin 2025 (date à confirmer) |
Pourquoi ce report ?
- Priorité à la fiabilité : « Nous sommes au tout dernier stade du développement de l’Ariane 64 », a précisé Cavaillolès. « Il s’agit maintenant de démontrer la navigabilité du lanceur. » La société préfère prendre le temps nécessaire pour valider les paramètres critiques de cette version lourde, plutôt que de précipiter un vol inaugural.
- Une montée en cadence progressive :
- 2025 : 4 lancements confirmés (contre 5 initialement prévus).
- 2026 : Objectif de « quasi-doublement » du rythme, avec environ 8 missions — « la montée en cadence la plus rapide jamais réalisée pour une grande fusée », selon le PDG.
- « Beaucoup doutaient que nous puissions lancer plus de deux ou trois fois cette année. En confirmer quatre, c’est déjà une victoire », a-t-il souligné.
- L’Ariane 64, un atout stratégique pour 2026 :
- Premier client : Amazon, pour le déploiement de ses satellites Project Kuiper (internet par satellite).
- « L’Ariane 64 est un produit très pertinent pour nos clients », a insisté Cavaillolès, évoquant « un bon mélange entre Ariane 62 et 64 » dès l’année prochaine.
Un enjeu industriel et commercial
L’Ariane 64 est cruciale pour Arianespace :
- Capacité accrue : Permet d’emporter des charges plus lourdes, essentielles pour les méga-constellations comme Kuiper.
- Compétitivité : Doit permettre à l’Europe de rivaliser avec SpaceX (Falcon 9) et les autres lanceurs lourds sur le marché commercial.
- Flexibilité : Répondre à la demande croissante en lancements institutionnels (Galileo, Copernicus) et privés (Kuiper, télécommunications).
Prochaines étapes
- Fin 2025 : Dernier vol de l’année (Galileo ou Kuiper ?) — la décision sera prise « dans les prochaines semaines ».
- 2026 : Début des lancements Ariane 64, avec une cadence accélérée pour rattraper le retard accumulé depuis 2024.
Contexte : L’Ariane 6, dont le vol inaugural a eu lieu en juillet 2024, doit remplacer l’Ariane 5 et réduire la dépendance européenne aux lanceurs étrangers. Après des retards initiaux, Arianespace mise sur une montée en puissance progressive, mais sous haute pression : « Nous sommes bien positionnés, mais chaque lancement compte », a rappelé Cavaillolès.
Questions clés :
- L’Europe peut-elle tenir ses promesses face à la concurrence de SpaceX et des nouveaux acteurs (Relativity, Rocket Lab) ?
- Le report de l’Ariane 64 aura-t-il un impact sur les contrats avec Amazon et l’UE ?
Pourquoi cette version est plus efficace ?
- Titre clair et informatif : Résume l’annonce principale (report) et les perspectives (2026).
- Structure visuelle : Tableau pour synthétiser le calendrier, citations ciblées.
- Contexte élargi : Explique les enjeux industriels et commerciaux.
- Ton équilibré : Met en avant les progrès tout en reconnaissant les défis.
- Ouverture sur l’avenir : Soulève la question de la compétitivité européenne.
Débat : Faut-il privilégier la prudence technique (comme le fait Arianespace) ou accélérer coûte que coûte pour ne pas perdre de parts de marché ?


