GHGSat et ExxonMobil Corp. ont officialisé, le 5 septembre 2025, un partenariat stratégique visant à surveiller et réduire les émissions de méthane sur les sites terrestres d’ExxonMobil en Amérique du Nord et en Asie. Cette collaboration, initiée dès 2020 par des tests terrain, marque une étape clé dans l’adoption de la technologie spatiale pour la lutte contre le changement climatique.
Un engagement technologique et financier
ExxonMobil a annoncé un « investissement significatif » dans les services de surveillance de GHGSat, bien que le montant exact du contrat reste confidentiel. « Ce partenariat à grande échelle avec ExxonMobil valide l’efficacité immédiate de notre technologie satellitaire pour les opérateurs industriels », a déclaré Stéphane Germain, PDG de GHGSat, dans un échange avec SpaceNews. Avec 13 satellites en orbite, GHGSat analyse chaque année des millions d’installations industrielles à travers le monde. Pour ExxonMobil, ces données couvriront des sites aux États-Unis, au Canada, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Indonésie, et d’autres régions stratégiques.
Une surveillance satellitaire au service de la transition énergétique
Ce partenariat illustre « une avancée majeure dans l’utilisation des satellites pour concilier performance économique et réduction de l’empreinte environnementale », souligne Germain. Les données collectées par GHGSat seront intégrées au Centre de surveillance des émissions de méthane d’ExxonMobil, basé au Texas, pour affiner les stratégies d’atténuation.
Des résultats concrets et des objectifs ambitieux
ExxonMobil a déjà réduit ses émissions de méthane de plus de 60 % depuis 2016, notamment en supprimant les torchères routinières dans le bassin permien. D’ici 2030, le groupe vise une baisse supplémentaire de 70 à 80 % par rapport à 2016. « Pour atteindre ces cibles, nous misons sur des innovations comme celle de GHGSat, qui nous permet de surveiller nos actifs à l’échelle mondiale et d’agir avec précision », explique Matt Kolesar, scientifique en chef de l’environnement chez ExxonMobil.
Pourquoi ce partenariat est-il un modèle ?
- Technologie de pointe : GHGSat offre une détection haute résolution des fuites de méthane, un gaz 80 fois plus réchauffant que le CO₂ sur 20 ans.
- Transparence et action : Les données satellitaires complètent les systèmes existants pour identifier et corriger les fuites rapidement.
- Impact global : Une approche replicable pour d’autres acteurs du secteur, dans un contexte où la réduction des émissions de méthane devient une priorité réglementaire (ex. : Global Methane Pledge).
Et après ? Ce type de collaboration pourrait accélérer l’adoption de solutions spatiales par l’industrie pétrolière et gazière. Souhaitez-vous des précisions sur les autres partenariats de GHGSat ou sur les technologies alternatives de détection des émissions ?


