SpaceX a réussi avec succès le dernier vol de la version 2 de Starship le 13 octobre, réalisant une série de tests en vol alors que l’entreprise se prépare à commencer à lancer une version améliorée de la fusée réutilisable. Starship a décollé de l’installation Starbase de SpaceX dans le sud du Texas à 19h23, heure de l’Est, et a suivi sa trajectoire suborbitale prévue. Le booster Super Heavy, qui avait déjà volé lors du Vol 8 en mars, a testé une configuration de moteur alternative après la séparation des étages, avec cinq moteurs Raptor au lieu de trois brûlant pour l’une des phases finales. Le booster a effectué un amerrissage en douceur dans le golfe du Mexique au large de Starbase comme prévu. Starship, volant sur une trajectoire suborbitale similaire aux missions précédentes, a déployé huit simulateurs de masse Starlink en orbite. Plus tard, il a effectué une brève remise en route de l’un de ses six moteurs Raptor. Ensuite, Starship a réussi sa rentrée, SpaceX testant à la fois les effets de l’absence de tuiles de protection thermique à des endroits stratégiques et une « manœuvre de virage dynamique » lors de sa descente que l’entreprise prévoit d’utiliser lors de futurs vols lorsque le véhicule reviendra à Starbase pour un atterrissage en douceur. Le véhicule a amerri dans l’océan Indien un peu plus de 66 minutes après le décollage.
Ce lancement marque la fin d’une histoire brève mais turbulente de la version 2 de Starship. Les trois premiers lancements du véhicule, en janvier, mars et mai, ont tous connu des échecs mettant fin à la mission en vol. Dans les deux premiers cas, ces échecs se sont produits pendant l’ascension, entraînant des débris tombant sur les Caraïbes. En juin, un étage supérieur de Starship a explosé sur un banc d’essai à Starbase lors des préparatifs d’un essai de feu statique. SpaceX s’est repris avec la mission Vol 10 le 26 août, qui a accompli tous ses objectifs majeurs prévus, du déploiement de simulateurs de masse Starlink en orbite à une rentrée précise et un amerrissage en douceur dans l’océan Indien. Pour SpaceX, la prochaine étape est la version 3 du véhicule, avec des améliorations pour augmenter les performances de charge utile. Cette version devrait probablement être la première à atteindre l’orbite après un ou plusieurs vols d’essai suborbitaux. SpaceX prévoit d’utiliser le véhicule pour déployer de plus gros satellites Starlink de nouvelle génération testés lors des vols récents.


