mar 3 février 2026
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Préserver la non-souveraineté spatiale face à la Chine

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Dans le cadre de la course à l’espace actuelle entre les États-Unis et la Chine, il est crucial de comprendre l’enjeu de la non-souveraineté et de maintenir l’ordre international fondé sur des règles. Alors que la Chine revendique la souveraineté dans la région de la mer de Chine méridionale, en contradiction avec le droit international coutumier, il est probable que ce comportement se reproduise sur la lune si la Chine y envoie des humains avant le retour des États-Unis. Pour contrer cette situation, voici trois étapes clés à suivre :

1. Célébrer le 57ème anniversaire d’Apollo 11 avec une résolution du Congrès :
Le Congrès américain devrait adopter des résolutions reconnaissant la première mission humaine sur la lune et affirmant le principe de non-sovereignty établi dans le traité de l’espace extra-atmosphérique et le droit international coutumier. Ces résolutions mettraient en avant la loi publique 91-119, qui exclut toute revendication de souveraineté suite à l’implantation du drapeau américain sur la lune. Elles encourageraient également la Chine à faire une déclaration similaire concernant l’affichage de leur drapeau national sur la lune.

2. Soutenir une résolution de l’ONU pour réaffirmer le principe de non-sovereignty :
En parallèle avec une résolution du Congrès, les États-Unis pourraient proposer une résolution à l’ONU saluant la mission Apollo 11 et renforçant le principe de non-sovereignty du traité de l’espace extra-atmosphérique. Cette démarche obligerait la Chine à exprimer publiquement son soutien ou son rejet du principe de non-sovereignty. Le vote des États membres sur cette résolution montrerait également qui soutient ce principe et qui ne le soutient pas.

3. Engager directement la Chine dans des discussions privées :
En complément des résolutions du Congrès et de l’ONU, les États-Unis pourraient dialoguer directement avec la Chine pour s’assurer que cette dernière respecte le principe de non-sovereignty et s’engage à respecter ses obligations légales envers les traités et le droit international coutumier. Les États-Unis pourraient également affirmer qu’ils ne reconnaîtraient pas les activités chinoises affirmant la souveraineté sur la lune.

Il est clair que des manœuvres de soft power ne suffiront pas à empêcher la Chine de revendiquer la souveraineté sur la lune et ses ressources. Cependant, un retour des humains sur la lune par les États-Unis et leurs partenaires du programme Artemis est la meilleure approche pour consolider le principe de non-sovereignty dans l’espace extra-atmosphérique. En attendant, des démarches préventives de soft power peuvent fournir une protection et légitimité supplémentaire dans cette compétition entre grandes puissances.

Cet article a été rédigé par Michael J. Listner, avocat et fondateur de Space Law & Policy Solutions, expert en droit spatial et stratégie de guerre hybride. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et ne constituent pas un avis juridique. Pour partager vos perspectives sur ce sujet, envoyez vos arguments à [email protected] pour publication en ligne ou dans notre prochain magazine.

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