Quand Papyrus définissait les standards de la simulation
Au milieu des années 90, alors que la 3D commence à envahir le marché, le studio Papyrus Design Group confirme son statut de maître incontesté de la simulation automobile avec IndyCar Racing II. Suite directe d’un premier volet déjà culte, ce titre sur PC a marqué une étape décisive dans la quête du réalisme virtuel.
Une simulation pointue et authentique
Loin des jeux d’arcade de l’époque, IndyCar Racing II se distingue par une exigence technique redoutable. Le cœur du jeu repose sur un moteur physique qui gère avec une précision inédite pour 1995 le comportement des monoplaces.
Le joueur a accès à un contenu sous licence officielle impressionnant, incluant les vrais pilotes de la saison et une fidélité technique rare :
- Châssis : Lola, Reynard, Penske.
- Motoristes : Ford-Cosworth, Mercedes-Benz, Honda.
L’immersion passe par le « Garage », où la dimension stratégique prend tout son sens. Aérodynamisme, pression des pneus, étagement de la boîte de vitesses : chaque réglage impacte directement la performance sur la piste. La gestion des dégâts et une météo dynamique viennent parfaire une expérience où la moindre erreur de pilotage se paie cash.
L’Histoire derrière le nom : De l’IndyCar au CART
Le jeu possède une histoire éditoriale singulière qui témoigne des bouleversements du sport automobile américain. Sorti initialement sous le nom IndyCar Racing II, il a été réédité un an plus tard sous le titre CART Racing.
Ce changement fut imposé par la perte des droits de la licence « IndyCar » suite au fameux « lock-out » de 1996 et la scission entre le CART et l’IRL (Indianapolis Motor Speedway). Une anecdote qui ravira les historiens du sport et du jeu vidéo.
Fiche Technique
| Critère | Détail |
| Date de sortie | 1995 |
| Plateforme | PC (DOS) |
| Genre | Simulation Automobile |
| Développeur | Papyrus Design Group |
| Éditeur | Papyrus Design Group / Virgin |
Pourquoi c’est un classique ?
Visuellement, le jeu offrait des graphismes SVGA détaillés qui ont bien vieilli grâce à leur lisibilité. Mais c’est surtout pour son modèle de conduite que IndyCar Racing II reste un monument. Il a éduqué toute une génération de « simracers » à la rigueur du pilotage, offrant des sensations de vitesse et de danger que peu de titres contemporains parvenaient à égaler.
Verdict : Un chef-d’œuvre de la simulation pure et dure. Si vous cherchez à comprendre les racines de jeux modernes comme iRacing (dont les développeurs sont issus de chez Papyrus), c’est par ici que tout a commencé.


