Zoom Video Communications, l’entreprise connue pour maintenir les travailleurs à distance connectés pendant la pandémie, a récemment annoncé avoir obtenu le score le plus élevé jamais enregistré sur l’un des tests les plus exigeants de l’intelligence artificielle – une affirmation qui a suscité surprise, scepticisme et curiosité dans l’industrie technologique.
Basée à San José, l’entreprise a déclaré que son système d’IA avait obtenu un score de 48,1 pour cent à l’Humanity’s Last Exam, un benchmark conçu par des experts du domaine dans le monde entier pour mettre au défi même les modèles d’IA les plus avancés. Ce résultat dépasse le Gemini 3 Pro de Google, qui détenait le record précédent à 45,8 pour cent.
Zoom a développé une approche d’IA fédérée – un système qui achemine les requêtes vers plusieurs modèles existants de OpenAI, Google et Anthropic, puis utilise un logiciel propriétaire pour sélectionner, combiner et affiner leurs sorties. Cette approche combine les petits modèles de langage de Zoom avec des modèles avancés open-source et closed-source pour générer, défier et affiner le raisonnement par collaboration dialectique.
Zoom a construit un contrôleur de trafic sophistiqué pour l’IA, et non l’IA elle-même. Cette distinction est importante dans une industrie où les droits de vantardise – et des milliards de dollars de valorisation – dépendent souvent de la capacité à revendiquer le modèle le plus performant.
La réponse de la communauté de l’IA a été rapide et fortement divisée. Certains ont critiqué le fait que Zoom n’a pas formé son propre modèle de langage, mais a plutôt intégré des modèles existants. D’autres ont salué l’approche de Zoom comme une pratique exemplaire de l’industrie.
Le test Humanity’s Last Exam, conçu pour être exceptionnellement difficile, exige une véritable compréhension, un raisonnement multi-étapes et la synthèse d’informations dans des domaines complexes. Le score de 48,1 pour cent de Zoom représente un exploit significatif dans le contexte de ce test.
La stratégie de Zoom soulève des implications qui vont au-delà des classements de benchmarks. Plutôt que de parier sur la construction du modèle le plus performant, Zoom se positionne comme une couche d’orchestration – une entreprise qui peut intégrer les meilleures capacités de plusieurs fournisseurs et les livrer à travers des produits que les entreprises utilisent déjà tous les jours.
La véritable épreuve arrivera lorsque les 300 millions d’utilisateurs de Zoom commenceront à poser des questions. La capacité d’orchestration de Zoom constitue-t-elle une véritable propriété intellectuelle ou simplement un ingénierie sophistiquée que d’autres pourraient reproduire?
En fin de compte, la réclamation la plus provocante de Zoom n’est peut-être pas d’avoir surpassé un benchmark, mais plutôt l’argument implicite selon lequel, à l’ère de l’IA, le meilleur modèle n’est pas celui que vous construisez – c’est celui que vous savez utiliser.


