Londres — Après avoir cofondé Outreach (valorisée à 4,4 milliards de dollars), l’entrepreneur Manny Medina frappe à nouveau fort. Sa nouvelle startup, Paid, vient de boucler un tour de table de 21,6 millions de dollars, mené par Lightspeed — une levée sursouscrite, qui porte son financement total à 33,3 millions de dollars (incluant une pré-série de 10 millions d’euros en mars). Le tout sans même avoir atteint sa série A, et avec une valorisation dépassant déjà les 100 millions de dollars.
Une solution inédite : facturer l’IA à la valeur créée Paid ne développe pas d’agents IA, mais une plateforme de facturation intelligente pour les fabricants d’agents. Son principe ? Monétiser l’impact réel des algorithmes, et non leur simple utilisation. Une approche baptisée « », qui rompt avec les modèles traditionnels :
- SaaS : Abonnements par utilisateur, indépendamment des performances.
- Client-serveur : Licences perpétuelles, sans lien avec la valeur générée.
Pour Medina, les modèles actuels sont obsolètes :
« Les frais par utilisateur ne marchent pas. Les fabricants d’agents paient déjà les coûts d’infrastructure (cloud, modèles de langage) — ils ne peuvent pas se permettre l’illimité. Il faut facturer en fonction de la valeur ajoutée : si un agent économise 10 % de marge à un client, Paid permet de prélever un pourcentage sur ces gains. »
Pourquoi c’est révolutionnaire ?
Fin des coûts cachés :
- Les agents IA travaillent souvent en arrière-plan (ex : automatisation de tâches administratives). « Si un agent est silencieux, il ne doit pas être payé », résume Medina.
- Paid mesure et facture le travail utile, évitant aux entreprises de payer pour des erreurs ou des tâches inutiles (comme des emails ignorés).
Un marché en quête de ROI :
- Selon une étude du MIT, — un gaspillage que Paid veut éviter.
- Alexander Schmitt (Lightspeed), dont le fonds a investi 2,5 milliards de dollars dans l’IA ces trois dernières années, confirme :
« Le problème ? Personne ne sait mesurer la valeur réelle des agents. Paid comble ce vide. »
Adoption par les géants du SaaS :
- Parmi ses premiers clients : Artisan (automatisation des ventes) et IFS (éditeur ERP).
- Les entreprises SaaS y voient un levier pour scaler leurs agents sans risque financier.
Un modèle qui pourrait s’imposer Schmitt (Lightspeed) souligne l’unicité de Paid :
« Personne ne fait ça aujourd’hui. Si ça marche, la concurrence va exploser. »
Exemple concret :
- Un agent IA réduit les coûts logistiques d’un client de 15 % ? Paid permet au fabricant de prélever un pourcentage sur ces économies, alignant les intérêts de tous.
Prochaine étape : la série A et l’expansion Avec cette levée (à laquelle participent aussi FUSE et EQT Ventures), Paid vise à : ✅ Étendre sa plateforme aux secteurs où les agents IA prolifèrent (ventes, support, ops). ✅ Devenir le standard de la monetisation des agents, dans un marché où .
Enjeu clé : Si Paid tient ses promesses, il pourrait en résolvant leur problème de rentabilité. Une question persiste : les entreprises accepteront-elles de ?
À suivre : L’entrée en série A et l’arrivée de concurrents sur ce créneau porteur.


