sam 7 février 2026
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Starship de SpaceX : des doutes persistants sur sa capacité à respecter le calendrier d’Artemis 3 en 2027

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Alors que la NASA et SpaceX se préparent à marquer l’histoire avec le , des voix s’élèvent pour tempérer l’optimisme ambiant. Lors d’une réunion publique le 19 septembre 2025, le Aerospace Safety Advisory Panel (ASAP), un groupe de conseillers indépendants en sécurité spatiale, a exprimé des doutes majeurs sur la capacité du vaisseau Starship, dans sa version Human Landing System (HLS), à être prêt à temps pour la mission Artemis 3, prévue en 2027. Selon eux, le calendrier pourrait subir un retard de plusieurs années, mettant en lumière les défis techniques et logistiques colossaux qui restent à surmonter.

1. Un retard annoncé : le constat du panel de sécurité

Lors de cette réunion, les membres du panel, dont d’anciens astronautes comme Charlie Precourt et Kent Rominger, ont partagé leurs conclusions après une visite récente des installations Starbase de SpaceX et des échanges avec ses dirigeants. Paul Hill, membre clé du panel, a résumé la situation sans détour : « Le calendrier du HLS est significativement remis en question et, selon notre estimation, pourrait être en retard de plusieurs années pour un atterrissage sur la Lune lors de la mission Artemis 3 en 2027. »

Pourquoi un tel retard ? Le principal obstacle identifié est la démonstration du en orbite basse terrestre, une étape cruciale pour ravitailler le Starship avant son voyage vers la Lune. Ce processus, jamais réalisé à une telle échelle, est essentiel pour assurer l’autonomie du vaisseau lors des missions lunaires. Or, il se heurte à deux problèmes majeurs :

  • La , la première conçue pour permettre ces transferts, accumule des retards.
  • Les améliorations du , indispensables pour cette version, prennent plus de temps que prévu.

Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, a elle-même reconnu lors d’une conférence le 16 septembre que cette opération était « plus préoccupante que l’amarrage des Starships en orbite », ajoutant : « Espérons que ce ne soit pas aussi difficile que certains de mes ingénieurs le pensent. »

2. Un rythme de production sans précédent, mais des priorités concurrentes

Malgré ces inquiétudes, le panel a salué les avancées spectaculaires de SpaceX, notamment le , porté par le déploiement de la constellation Starlink. Selon Paul Hill, cette cadence a créé « une expérience sans précédent dans la fabrication de vaisseaux spatiaux et de propulseurs, la préparation des lancements et les opérations en vol », ce qui a un impact direct sur la fiabilité et la réduction des coûts.

Cependant, ce succès commercial crée aussi une tension : les ressources et l’attention de SpaceX sont partagées entre ses projets commerciaux (comme Starlink) et le développement du Starship HLS, au détriment peut-être du calendrier d’Artemis. « Cela crée des priorités concurrentes qui pourraient impacter le programme lunaire », a souligné Hill.

3. Artemis 3 dans la brume : des incertitudes qui pèsent sur la sécurité

Si Artemis 2, prévue pour début 2026, semble sur les rails, le chemin vers Artemis 3 et les missions suivantes apparaît « incertain et un peu flou », selon Bill Bray, autre membre du panel. Cette ambiguïté est préoccupante pour la sécurité et la gestion des risques du programme.

Deux éléments clés sont pointés du doigt :

  • Le développement du HLS (Starship), dont les retards pourraient compromettre l’atterrissage lunaire.
  • Les , conçus par Axiom Space, dont le calendrier est jugé « agressif ».

« Tout retard dans la livraison de ces programmes met en péril le délai prévu pour l’atterrissage lunaire et/ou entraîne un retard significatif », a averti Bray. Il a insisté sur la nécessité d’une évaluation critique des échéances, pour aligner les ambitions avec la réalité technique.

4. Prochaines étapes : une surveillance renforcée

Le panel a annoncé qu’il poursuivrait son examen approfondi du programme Starship HLS, avec une attention particulière portée sur :

  • La conception et la faisabilité du transfert de propergol cryogénique.
  • L’intégration des différents systèmes (vaisseau, scaphandres, lanceurs).
  • L’impact des retards sur la sécurité des astronautes.

« Ces programmes restent des composants essentiels sur le chemin critique pour le succès d’Artemis 3 et des missions suivantes », a rappelé Bray, soulignant l’importance d’une transparence totale entre la NASA, SpaceX et les autres partenaires.

5. Enjeux et perspectives : que signifie ce retard pour l’exploration lunaire ?

Pourquoi est-ce important ?

  • Artemis 3 doit marquer le retour des humains sur la Lune, plus de 50 ans après Apollo 17.
  • Un report aurait des conséquences en cascade sur les missions suivantes, notamment Artemis 4, et pourrait affecter la crédibilité du programme face à la concurrence internationale (Chine, Russie, entreprises privées).
  • La collaboration public-privé, , est mise à l’épreuve : peut-elle concilier innovation rapide et exigences de sécurité ?

Et maintenant ?

  • SpaceX devra démontrer sa capacité à surmonter les défis techniques, notamment le transfert de propergol en orbite.
  • La NASA pourrait être amenée à réviser son calendrier, voire à envisager des .
  • Les prochains mois seront décisifs, avec des pour valider les technologies critiques.

Entre ambition et pragmatisme

L’aventure lunaire est plus que jamais un équilibre délicat entre audace et prudence. Si SpaceX a prouvé sa capacité à révolutionner l’industrie spatiale, le défi d’Artemis 3 rappelle que l’espace reste un domaine où l’imprévu et les retards sont la norme. Une chose est sûre : les yeux du monde entier seront rivés sur les prochaines étapes de Starship et d’Artemis.

Et vous, pensez-vous que SpaceX parviendra à tenir les délais, ou faut-il s’attendre à un report inévitable ?

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