Portland, 4 septembre 2025 — La startup AscendArc, fondée par d’anciens ingénieurs de SpaceX, vient de signer un contrat historique avec KT Sat, le premier opérateur satellite sud-coréen. Objectif : livrer d’ici fin 2027 un petit satellite géostationnaire (GEO) de moins de 1 000 kg, capable de rivaliser avec les géants du secteur — à un coût et une rapidité inédits.
Une performance dix fois plus légère, mais tout aussi puissante
Avec une capacité de 500 Gbps, ce satellite offre une bande passante comparable à celle du Jupiter-3 d’EchoStar (l’un des plus puissants en GEO), pour un dixième de sa masse. « Nous avons repensé l’architecture des satellites GEO pour les rendre plus accessibles », explique Chris McLain, PDG d’AscendArc et ancien ingénieur principal chez SpaceX.
Le secret ? Une antenne révolutionnaire :
- Réflecteur fixe de 4,5 mètres, conçu pour s’intégrer dans la coiffe d’un Falcon 9 — sans mécanisme de déploiement complexe, source de risques et de coûts.
- Pas de tubes à ondes progressives (TWTAs), ces amplificateurs coûteux et encombrants. Résultat : des coûts de fabrication réduits et des délais raccourcis.
- Un coût par mégabit jusqu’à 20 fois inférieur à celui des constellations traditionnelles.
Comparaison avec les GEO classiques :
| Critère | AscendArc | Satellites GEO traditionnels |
|---|---|---|
| Masse | < 1 000 kg | 4 000 à 6 000 kg |
| Bande passante | 500 Gbps | 500 Gbps (ex. Jupiter-3) |
| Durée de vie | 10 ans (extensible à 15) | 15 ans |
| Coût | ~25 % d’un satellite classique | Plusieurs centaines de millions |
| Couverture | Continentale (ex. Asie-Pacifique) | 1/3 du globe |
Pourquoi 10 ans seulement ? AscendArc mise sur l’innovation rapide plutôt que la longévité. « Nous chargeons un surplus de propergol pour permettre une extension de mission de 5 ans si nécessaire », précise McLain. Une approche qui réduit les coûts initiaux tout en offrant une flexibilité inégalée.
Une solution clé pour connecter l’Asie-Pacifique
KT Sat, qui exploite déjà six satellites pour la diffusion et les télécommunications, voit en AscendArc une opportunité de démocratiser l’accès à Internet dans une région où des centaines de millions de personnes restent déconnectées.
Les enjeux :
- Coûts prohibitifs des infrastructures terrestres (fibre optique).
- Concurrence accrue de Starlink (SpaceX) en orbite basse, qui menace les opérateurs régionaux comme Thaicom (Thaïlande).
- Besoin urgent de solutions abordables et rapides pour les zones rurales et isolées.
« Les petits GEO comme le nôtre sont la réponse idéale : ils combinent la couverture large des GEO traditionnels avec l’agilité et le prix des nouvelles constellations », souligne McLain.
Cible prioritaire : les communautés mal desservies d’Asie du Sud-Est et du Pacifique, où plus de la moitié de la population mondiale souffre d’un accès limité ou inexistant à Internet.
Un marché en pleine mutation
AscendArc se positionne comme une alternative disruptive face aux géants (Boeing, Airbus, Thales) et aux autres startups des petits GEO (Astranis, Swissto12), avec plusieurs atouts :
✅ Pas de compromis sur la performance : une bande passante équivalente à celle des satellites lourds.
✅ Prix compétitifs : comparables (voire inférieurs) à ceux d’Astranis ou Swissto12, mais 4 fois moins chers que les solutions traditionnelles.
✅ Optimisé pour les marchés continentaux (contrairement aux GEO « globaux », souvent surdimensionnés).
Stratégie différente :
- Astranis et Swissto12 conçoivent des satellites pour des emplacements de covoiturage ESPA (lancements secondaires).
- AscendArc mise sur des antennes plus grandes pour maximiser l’efficacité, sans dépendre de ces contraintes.
Un partenariat qui marque un tournant
Pour KT Sat, ce satellite représente :
🔹 Une extension majeure de sa flotte, avec une capacité haut débit ciblée sur les besoins locaux.
🔹 Une réponse à Starlink : une connectivité géostationnaire, donc sans latence variable et sans besoin de terminaux complexes.
🔹 Un modèle économique viable pour les opérateurs régionaux, face à la domination des méga-constellations en orbite basse.
« Ce partenariat montre que l’innovation dans les GEO peut changer la donne pour la connectivité mondiale », conclut McLain.
Prochaine étape : finaliser le développement et préparer le lancement d’ici 2027 — avec, à la clé, des millions de nouveaux utilisateurs connectés.
À retenir :
- Premier satellite GEO « light » vendu par AscendArc, pour un lancement en 2027.
- 500 Gbps pour moins de 1 000 kg : une prouesse technique qui redéfinit les standards du secteur.
- Un coût divisé par 4 par rapport aux solutions traditionnelles.
- L’Asie-Pacifique en ligne de mire, où la demande en connectivité explose.
Et si les petits satellites GEO étaient la clé pour combler enfin la fracture numérique ?
Site Internet : https://www.ascendarc.com/


